Session 13 | Caroline Monnet

Le 28 septembre 2016 à 19 h

 

CELLULOÏD

Pour cette treizième SESSION, Caroline Monnet propose un programme vidéo unissant de ses œuvres à celles d’autres artistes autochtones afin de réfléchir aux représentations contemporaines de l’identité autochtone. Sous forme de manifeste visuel, l’ensemble des œuvres traite avec authenticité de questions toujours aussi pertinentes autour du colonialisme et des stéréotypes culturels. En mettant de l’avant la diversité des expériences et des réalités culturelles autochtones, c’est la pluralité des voix et des pratiques que souligne Caroline Monnet.

 

PROGRAMME

Darryl Nepinak, Indian (2011) — 1 min. 42 sec. 
Au concours national d’épellation, un participant trébuche sur un mot familier.

Marie-Pier Ottawa, La tonsure (2009) — 3 min. 42 sec. 
Un jour d’orage. Film choc.

Kevin Lee Burton, S.E.C.K. (2012) — 10 min. 26 sec. 
Beaucoup de personnes autochtones ne parlent pas leur langue traditionnelle. S.E.C.K. est une série de confessions sur la langue de quatre jeunes Autochtones. Les pensées et les émotions dans ces confessions créent un paysage qui dépeint les réalités disparates dans lesquelles ces amis proches existent.

Sébastien Aubin, Hide (2014) — 2 min. 46 sec.
Apparition d’une peau de caribou grattée à la main tournoyant dans la toundra sous un ciel d’hiver étincelant. Les constellations à explorer, le bourdonnement de piqûres d’insectes, les squames cachés, les longs cheveux et les changements constants requis pour que tout continu à tourner.

Collectif AM, Again (2015) — 3 min. 14 sec.
En collaboration avec l’artiste Christian Chapman qui a fourni les images. 
Une interprétation de l’histoire d’un artiste Anishinaabe qui vit ses jours dans la forêt.

Caroline Monnet, Mobilize (2015) — 3 min. 30 sec.
Habilement guidé par ceux qui vivent sur les terres au rythme de la nature, Mobilize nous entraîne dans un voyage exaltant entre l’extrême nord et l’urbanité du sud.

Caroline Monnet, Ikwé (2010) — 4 min. 30 sec.
Film expérimental traversé par le récit des pensées intimes d’une femme et par les enseignements de sa grand-mère, la Lune.

Lisa Jackson, Snare (2013) — 3 min. 30 sec. 
Une œuvre performative qui capte la brutalité de la violence faite aux femmes autochtones.

Caroline Monnet, Portrait of an Indigenous Woman (2014) — 15 min. 
Dix femmes se réunissent pour essayer de définir ce que signifie être une femme autochtone aujourd’hui.


D’origines algonquine et française, Caroline Monnet est cinéaste et artiste multidisciplinaire. Son travail a été présenté dans de nombreux lieux d’exposition et festivals au Canada et à l’étranger. Elle présentait récemment À l’ombre de l’évidence, une exposition solo à AXENÉO7, de même que Tshiuetin son dernier court-métrage en première mondiale au TIFF ‘16. La Cinéfondation lui accordait de plus la Résidence du Festival de Cannes pour l’écriture de son premier long métrage. Caroline Monnet réside à Montréal et est cofondatrice du collectif autochtone ITWÉ.

Dazibao remercie l’artiste de sa généreuse collaboration ainsi que ses membres pour leur soutien.